Création d’un pendentif « Lyra », étape par étape…

Création d’un pendentif « Lyra », étape par étape…

Je sais qu’il y a parmi vous quelques curieux, désireux d’en savoir un peu plus sur mon travail et les différentes techniques que j’emploie. Voici donc mon cadeau pour vous : je vous invite aujourd’hui au cœur de mon Atelier, là où la magie opère chaque jour, pour découvrir pas à pas la création d’un pendentif en bois… 

Avant de commencer toute création, avant même de rassembler tout le matériel et de m’installer à ma table de travail, il y a bien évidemment une étape de préparation, mais je ne saurai vous la montrer vu le caractère totalement aléatoire, inorganisé et parfois éphémère qu’elle revêt. C’est la période pendant laquelle je cogite, je réfléchis puis note mes idées, je gribouille quelques entrelacs à droite à gauche. Certains dessins (les plus aboutis, ceux qui ont leur place dans mes carnets) atterrissent de temps en temps sur la page Facebook, d’autres ne sont révélés qu’une fois le travail achevé. La plupart reste à l’état de brouillon et s’entasse, formant de jolies piles sur un coin de mon bureau.

Je fais ensuite quelques essais pour mieux me rendre compte de mes possibilités et des limites qu’il faudra prendre en compte lors de la création en tant que telle. Les idées ont cette mystérieuse et fâcheuse tendance de se voir diminuées lorsqu’on tente de les concrétiser, de leur donner corps dans notre réalité. Tout ceci prend du temps, mais c’est indispensable pour la suite ; quand je décide de graver quelque-chose sur un support, je ne me lance pas à corps perdu dans une improvisation totale, j’en serais bien incapable. D’autant que je travaille quand même pas mal avec des symboles spirituels, et les pentacles, triskèles et autres runes ne se tracent pas à la légère, dans ces cas-là l’intention fait partie intégrante du processus de création. Et puis, il y a dans la gravure ce caractère définitif qui fait que l’on prend nécessairement le temps de réfléchir à ce que l’on va faire. Un peu comme pour un tatouage j’imagine.

 

Quelques motifs au crayon...
Une fois cette préparation achevée et si le projet que j’ai en tête a de bonnes chances d’être abouti, le vrai travail de confection peut commencer. Première étape : rassembler le matos, percer quelques trous en vue du futur montage, mettre une playlist qui va bien et attraper le critérium ! Et la gomme qui va avec (cet espèce de tout petit morceau ridicule qui s’est perdu sur cette photo est mort depuis, le pauvre). C’est parti pour la création de cinq pendentifs et quelques dizaines de nœuds celtiques, entrelacés pour former de fins croissants de lune…

 

Pyrogravure en cours, chaud devant !
Les choses sérieuses commencent à partir de maintenant : on refait les mêmes tracés, mais la gomme, c’est du passé. La pyrogravure n’offre pas le droit à l’erreur, les dérapages ne sont plus permis. Concentration, précision et patience sont les maîtres mots à cette étape, d’autant que, maladroite comme je le suis, une bonne dose d’attention est requise pour manipuler un appareil chauffant à +400°C !

 

Pendentifs gravés
Quelques heures plus tard (j’ai déjà du changer de musique une ou deux fois en cours de route), une horde de pendentifs patiemment gravés a envahi ma table. Ça commence à prendre forme, et je me suis déjà amusée à monter quelques perles sur l’un d’entre eux alors que je suis encore bien loin d’avoir terminé les motifs. C’est juste histoire de me faire une idée plus précise de ce à quoi tout ça va ressembler 🙂

 

Dorure à la feuille d'or 22 carats
L’étape suivante est la plus délicate : la dorure. Je ne détaillerai pas tellement cette partie de la confection pour plusieurs raisons : tout d’abord parce que, je vous l’ai dit, c’est très délicat à réaliser, et je n’avais pas d’assistant ni assez de mains pour prendre des photos pendant que j’appliquais la dorure. La seconde, c’est tout simplement que j’ai appris seule, en faisant mes propres recherches, et que j’ai mis beaucoup de temps et d’énergie à développer une technique qui me soit propre et me convienne. Vous comprendrez donc bien que je veuille garder quelques secrets de fabrication 😉 Un mot tout de même pour ne pas vous laisser dans le flou total, je pratique la dorure à chaud (sans machine bien évidemment), et j’utilise de la feuille d’or 22 carats.

 

Vernis de protection
Une fois la feuille d’or appliquée, il est temps de la vernir. Mes créations n’étant pas vraiment destinées à rester sans bouger dans un musée, mieux vaut protéger la dorure d’éventuels chocs et frottements, même si j’ai en ma possession deux ou trois coffrets qui vous diraient que c’est inutile, leurs dorures se portant très bien malgré plusieurs années d’utilisation sans aucune protection. Un pinceau tout fin tout fin (sur certains des bijoux que j’ai déjà réalisé, mes dorures ne font qu’un ou deux tout petits millimètres de largeur), et un vernis spécialement conçu pour ne pas ternir ni altérer l’éclat si caractéristique de la feuille d’or.

 

Coucou Helios !
Pendant que le vernis sèche, et parce qu’arrivé à ce point, ça fait déjà un bon nombre d’heures que j’ai la tête penchée sur mon bureau et mes pendentifs, c’est l’heure de la pause ! Un café, quelques câlins, et je vous présente Helios, adorable boule de poils de ma tribu de Ratous :3

 

De la couleur, de la peinture...
Retour à l’atelier, changement de pinceaux, j’attaque maintenant la peinture des motifs gravés. Il y aura au total pour cette série dix lunes, dix univers différents, un arc-en-ciel de couleurs inspirées par les pierres fines et les perles de Bohème que j’ai assemblées entre temps. Pour tout vous avouer, j’étais tellement prise par ce que je faisais à ce moment-là que j’ai complètement oublié de prendre une photo en cours de route. Du coup, vous avez droit aux pendentifs déjà peints. On approche de la fin !

 

Création terminée, les pendentifs sont prêts à être adoptés !
La dernière étape avant de monter les bélières, les perles et les cabochons aura été de passer une dernière couche de protection, uniquement sur les motifs. Contrairement à mes autres créations en bois, je ne cire volontairement pas ces bijoux-là : garder le bois brut me permet de vous proposer de les personnaliser, en gravant un nom ou une date au dos du pendentif avant de vous l’envoyer.

 

Bienvenue dans le studio photo
Bien, il ne me reste plus qu’à préparer le décor du studio photo, à allumer les projecteurs et à y faire défiler les stars du jour avant de préparer leur mise en ligne sur le site pour le jour J. Photos à traiter, fiches produits à rédiger, il reste encore pas mal de travail pour le lendemain, d’autant qu’avec ces cinq pendentifs, je n’ai fait que la moitié du chemin… 😉

Lierre

 

J’espère sincèrement que cette petite visite dans les coulisses de l’Atelier vous aura intéressé et plu ! De mon côté, je me suis bien amusée à préparer tout ça, et c’était un plaisir de partager une facette de mon travail avec vous. Je le répète souvent mais, c’est grâce à vous que je peux continuer à pratiquer cette activité que j’adore, tout en améliorant mes techniques de création et en me renouvelant sans cesse. Il me semble donc approprié de vous dévoiler un peu plus l’envers du décor ♥

Si jamais vous avez des remarques ou des questions à me poser, n’hésitez pas, les commentaires sont là pour ça !

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